Une destination de rêve pour un séjour inoubliable. Détente, bien-être et plaisir sont à l'honneur.
Une Âme de Pierres & de Rêves
Un patrimoine séculaire restauré avec passion
Niché au cœur de la Haute Vallée du Loir, entre la cathédrale de Chartres et les enchantements des châteaux de la Loire, le Château de Moresville demeure un témoignage vivant de plusieurs siècles d'histoire et de passion. Ses murs épais renferment les souvenirs de rois, de poètes, de guerriers et de visionnaires qui ont foulé ses parquets ancestraux.


1840
Des Origines Médiévales à l'Élégance du Grand Siècle
L'histoire du château plonge ses racines au cœur du Moyen Âge. Une première forteresse y fut édifiée au XIIIe siècle, gardienne de ces terres de Beauce où chevaliers et seigneurs rayonnaient autrefois. Mais c'est au XVIIIe siècle, en 1716, que naquit le château que nous connaissons aujourd'hui. Ses architectes, inspirés par les élégances du classicisme français, façonnèrent un édifice où la noblesse des proportions épouse la générosité de la lumière. En 1870, une tour majestueuse vint en couronner la silhouette, renforçant son allure de demeure prestigieuse.
Sur ce domaine enchanté se dressent des témoins des siècles passés : un pigeonnier au charme délicatement usé, une chapelle d'une grâce ineffable, tous deux baignés par le reflet d'un plan d'eau miroir où contemplent des arbres centenaires.


1840
Les Hôtes Illustres et Leurs Légendes
Le château a accueilli des figures qui ont marqué l'histoire de France. En 1584, l'écuyer du roi Jacques Pellerin, homme de confiance dans les antichambres du pouvoir, y séjourna. Puis vint Adrien de Joues, seigneur de Plancourt, dont la présence a imprimé sa marque aristocratique sur ces lieux.
En 1790, le comte Jean-Jacques de Goislard de Villebresne acquit le domaine et en fit sa demeure. C'est sous son règne que le château vibra d'une vie de cour, accueillant l'élégance raffinée de l'époque.


1840
Les Bonaparte et le Maréchal Murat :
Éclat du Premier Empire
L'histoire prit une tournure plus scintillante lorsque Caroline Bonaparte, sœur de Napoléon, et son époux le Maréchal Joachim Murat – ce cavalier légendaire que l'Empereur lui-même surnommait un « César » au combat – choisirent Moresville comme refuge de chasse. Le Maréchal, roi de Naples depuis 1808, homme de courage et de panache que la gloire militaire auréolait d'une aura incomparable, trouvait dans ces chasses des moments d'évasion. Caroline, reine intelligente et cultivée, savourait le calme de ces terres loin de l'effervescence des cours royales.
Combien de jours dorés ont illuminé le domaine lors de ces visites prestigieuses ? Combien de cavaliers ont galoppé à travers les bois, portant l'uniforme éclatant de l'Empire ? Le château, témoin silencieux de ces grandeurs, a retenu dans ses murs les échos de leurs rires et de leurs conversations.

Maréchal Murat



Alfred de Musset
Alfred de Musset : Le Poète Romantique et Ses Secrets
Mais c'est peut-être le plus beau des secrets que gardaient ces murs : la présence d'Alfred de Musset, l'un des plus grands poètes du romantisme français. Né en 1810, cet écrivain torturé, ce dramaturge de génie qui illumina le XIXe siècle de ses œuvres brûlantes – Lorenzaccio, On ne badine pas avec l'amour, Les Nuits – venait trouver ici un refuge.
Jeune homme sensible aux extrêmes, oscillant entre la débauche et l'aspiration à la pureté, Musset traversa une vie tumultueuse en compagnie de la romancière George Sand, passion qui le dévasta tant qu'elle inspira ses plus beaux chefs-d'œuvre. À Moresville, où sa famille séjournait régulièrement, le poète trouvait moments de détente et d'inspiration. Qui sait quels vers ont germé dans son cœur passionné, contemplant le parc languide ou se perdant dans les allées du domaine. Ses vacances ici résonnaient de cette mélancolie délicieuse qui caractérise son génie.
L'Ère Moderne et la Restauration
En 1852, à la mort du comte Jean-Jacques de Goislard de Villebresne, le domaine passa à la comtesse de Patras de Mesliers, veuve du comte. Le temps continua son œuvre, transformant doucement les pierres.
Le 28 décembre 1876, le comte Arthur de Villebresmevend conclut une transaction majeure en vendant les terres de Moresville à Étienne Auguste Ricois, un homme visionnaire et avant-gardiste. Celui-ci acquérait non seulement le château et ses dépendances, mais aussi une seigneurie agricole impressionnante : quatorze hectares de bois et quatre cents hectares de terres cultivées. Ricois n'était pas un simple propriétaire terrien – c'était un innovateur. Pionnier dans l'art de la génétique des semences, maire de Flacey, il incarnait le progrès. En 1901, il participait déjà à la mythique course automobile Paris-Bordeaux, et sa demeure accueillait les présidents de la République ! Moresville était devenue le siège d'une vision nouvelle de France.
À sa mort, le domaine continua sous la tutelle d'arrière-petits-neveux qui ne venaient que chasser l'automne. Pendant soixante-dix ans, le château endormi garda ses secrets, ne vibrant que lors de ces escapades cynégétiques. L'orangerie se fit silencieuse, le pigeonnier perdit ses voix, et la chapelle résonna moins souvent.
La Renaissance du Rêve
En 1999, un nouvel acteur entra en scène pour écrire le dernier chapitre de cette histoire : l'acquisition et la restauration minutieuse du domaine. Après deux années de travaux respectueux et passionnés, le château fut restauré et transformé en un établissement d'accueil, pulsant une nouvelle vie dans ces murs endormis.
Au fil des années suivantes, l'orangerie du XVIIIe siècle retrouva son éclat originel, l'ancien pigeonnier du XIVe siècle revit de ses beautés oubliées, et couronnant cet œuvre de restauration, la chapelle du XVe siècle brilla de nouveau sous le soleil. Chaque pierre retrouvée, chaque vitrail restauré, chaque arche épurée participait à la rédemption de ce patrimoine vivant.
Le parc lui-même, replié sur lui-même et endormi durant les décennies d'abandon, fut réimaginé et replanté. Les allées furent redessinées, les perspectives renouvelées, créant un environnement où la nature épousait la volonté humaine pour composer un tableau d'harmonie parfaite.




1840
Un Présent Enchanteur
Aujourd'hui, le Château de Moresville accueille ses visiteurs comme une demeure de rêve. Elle offre chambres confortables dotées de tout le raffinement moderne, mais dont chaque détail rappelle son passé glorieux. Les salons aux décors raffinés évoquent les conversations des grands de ce monde. L'orangerie
historique propose ses atours d'autrefois comme salle de réception.
Les mariages célébrés ici résonnent de la même promesse d'amour éternel qu'ont dû chuchoter Caroline et Joachim au fil de leurs promenades. Les séminaires professionnels vibrent de cette énergie historique, de cette certitude que les plus grands ont contemplé ces mêmes jardins. Les réceptions privées se déploient sous le regard bienveillant des ancêtres.
L'établissement s'enorgueillit d'un espace de bien-être, d'une piscine sereine, et d'installations modernes où le luxe épouse l'authenticité. Autour d'un petit-déjeuner pris sous les ombrages, vous pouvez contempler le plan d'eau qui reflète le ciel, tandis que les faisans et les chevreuils cohabitent pacifiquement dans ce paradis retrouvé.




1840 - Suite Cristal
L'Âme du Château
Finalement, le Château de Moresville n'est pas qu'une succession de murs et de toitures, de dates et de noms. C'est une respiration du temps, un recueil d'histoires que les pierres murmurent aux oreilles attentives. De la forteresse médiévale à la demeure classique, des visites prestigieuses du Premier Empire au génie poétique du romantisme, des traditions agricoles à la vision moderne – c'est un testament à la continuité de la vie française.
En franchissant le porche de Moresville, vous entrez non seulement dans un château historique, mais dans un musée vivant où chaque coin raconte une histoire, où chaque fenêtre offre une perspective sur des siècles d'émotions humaines. C'est un lieu où le passé et le présent s'embrassent délicatement, où la nostalgie rencontre la modernité, où quelque chose d'ineffable se dégage de ses parquets usés par les pas des grands, de ses cheminées qui ont rougi mille hivers, de ses jardins qui ont reflété l'amour et l'ambition.




